Interview Jérémy Pacaud


 

Hello Jérémy ! Et voilà ! On y est ! Jour-j de notre entretien ! Alors ? Comment vas-tu ? 

« Salut Martin ! Et oui ! Ca y est c’est l’heure de l’entretien pour une fois ce ne sera pas moi qui te posera les questions pour avoir un des tes clichés, pour moi ou pour un licencié de l’ASA ! Sinon oui ça va très bien merci et toi ? »


Et bien tout va très bien je te remercie, très content de pouvoir partager cette interview à tes côtés ! Aller on y va ? Prêt ? Trop tard c’est parti avec la première question de notre entretien qui restera très facile pour commencer... Pourrais-tu, s‘il vous plait, te présenter, nous faire ton portrait ? 

« Oui bien sûr, alors je m’appelle Jérémy Pacaud j’ai 29 ans, je suis développeur informatique dans la vie et parfois copilote le week-end. Originaire de Montagne petit village proche de Saint Marcellin et lieu de départ d’une des spéciales du rallye de la Noix, je suis tout naturellement licencié à l’ASA Saint Marcellinoise depuis mes débuts lors de la saison 2013. »


Parfait ! Maintenant que nous en savons un peu plus sur toi, tu vas pouvoir nous en dire un peu plus sur l’origine de cette passion pour le rallye, et depuis environ combien de temps ? 

« Comme beaucoup, elle m’est venue au bord des spéciales quand j’étais tout petit par mon père qui m’emmenait à chacune des éditions du rallye de Saint Marcellin puis du Rallye de la Noix. En 2013, j’envisage de louer une auto pour débuter, l’aspect financier me remet vite les pieds sur Terre… Fin 2013 j’ai eu la chance de pouvoir franchir le cap mais dans le baquet de droite aux côtés d’un ancien copilote qui m’a beaucoup appris sur ce rôle. Je participe avec lui à deux rallyes dont mon rallye fétiche le Rallye de la Noix et depuis le virus est bien implanté ahah ! »


Merci beaucoup Jérémy ! Et des projets pour cette seconde partie, et voir même fin de saison 2018 ? 

« Malheureusement le programme de ma saison 2018 risque d’être amputé de notre objectif principal suite à notre sortie de route avec Maxime au St Marce à savoir une participation à la Finale des rallyes. Pendant que nos concurrents directs prennent encore des points la voiture est en cours de remontage et notre qualification n’est désormais plus entre nos mains… J’ai quand même le Picodon de programmé avec Anthony RICHAUD sur sa 106 A5. Pour la suite j’espère pouvoir participer pour la 6ème fois au Rallye de la Noix, puisque je n’ai raté aucune édition depuis 2013. Et puis si d’autres opportunités peuvent se présenter d’ici là j’étudierai ça avec attention. »


Il est vrai, que tous pilotes et copilotes ont un rêve... Mais pour toi, lequel serait-ce ? 

« Des voitures comme la 306 Maxi ou la Saxo Kit Car sont des voitures qui me font évidemment rêver. Il se pourrait peut-être que la saison prochaine ce rêve se réalise si tout se passe comme prévu. Niveau épreuve le Tour de Corse ou le Monte Carl sont des rallyes que j’aimerai pouvoir faire un jour d’autant plus que je suis passé tout proche la saison dernière de faire le Tour de Corse Historique avec Luc GUILLET sur sa R5 Turbo mais son accident à la Drôme en a décidé autrement… Mais je ne désespère pas d’un jour pouvoir participer à une épreuve aussi prestigieuse. »


Nous sommes tous différents, et c’est pour cela que nous n’avons pas le même ressenti dès lors que nous sommes en conditions de course… Peux-tu nous parler un peu plus de ce que tu ressens, dès lors que le casque est bouclé, et que les harnais sont serrés ?

« Je dirai que dès que je m’installe dans le baquet de droite j’essaye d’être le plus et concentré et détendu possible… Comme j’aime le dire, le copilote est « le cerveau » de l’équipage donc il ne doit en aucun cas transmettre du stress ou tout autre onde négative qui perturberait le pilote dans sa tâche principale, piloter ! Le stress je le garde pour la préparation du rallye, pour préparer les plans de reconnaissances afin d’optimiser le temps, calculer les consommations et avoir des notes parfaites pour les donner idéalement le jour du rallye. »


Et si je te demandais : Si tu devrais prendre exemple sur quelqu'un, ou prendre de l'inspiration, sur qui serait-ce ?

« Je ne vais pas être très original en citant un des copilotes les plus connus, même si malheureusement ils ne sont pas nombreux à sortir de l’ombre de leur pilote, il s’agit de Daniel ELENA que j’ai eu la chance de croiser lorsque je participais au Challenge N2S la saison dernière. C’est un gars d’une simplicité extraordinaire malgré son palmarès long comme le bras et qui une fois dans le baquet de droite est d’un grand professionnalisme ! C’est un régal d’écouter les notes tomber dans les dernières caméras embarquées sur la 306 Maxi par exemple !


Parfait ! Nous vivons tous de beaux moments, comme des moins bons… Et pour toi ? Quels seraient tes plus beaux, et mauvais souvenirs depuis tes débuts dans ce sport ? Que ce soit bien évidemment sur le rallye, ou bien avant, dès sa préparation !

« Bizarrement mon plus beau souvenir n’est pas une victoire de classe, c’est pour l’heure le rallye de la Noix 2016 avec Cédric SENECLAUZE, on termine 14ème au scratch, ce qui est mon meilleur résultat jusqu’à maintenant, et 2ème de classe grâce à deux dernières spéciales de nuit de folie, d’abord un 5ème temps scratch malgré un tête à queue dans la spéciale à domicile Montagne - St Hilaire puis un très bon temps dans le brouillard qui nous permet d’accrocher in extremis la 2ème place de la classe !

Concernant les mauvais souvenirs, tous les abandons le sont quand on voit le temps que l’on passe à préparer des rallyes c’est toujours rageant de devoir s’arrêter prématurément. J’en retiens deux qui ont été plus difficiles à digérer, d’abord le Saint Marcellin 2015 avec Stéphane BOISSY où le moteur nous lâche alors que nous étions en tête de la classe R3 et dans le top 15 du rallye. Le second est tout frais puisqu’il s’agit de notre sortie cette année au St Marcellin qui compromet nos chances de participation à la finale… »


Aurais-tu une expression, ou bien un slogan personnel, un cri de guerre, quelque chose qui te marque, mais surtout qui te tiens à cœur, et qui éventuellement, tu ne pourras t’empêcher d’exprimer sur un rallye ? 

« Je ne vais pas faire dans l’originalité mais je pense que ça me correspond bien - Ne rêve pas ta vie, mais vis tes rêves - car à priori je n’avais rien qui me prédestinait à pouvoir faire du rallye… Pas de compétences en mécanique pour me monter une auto, pas de budget pour en acheter une et pas d’entourage proche déjà dans le milieu… Grâce à la magie d’internet j’ai pu trouver quelqu’un qui a accepté d’embarquer un jeune rêveur et qui me permet aujourd’hui de vivre ma passion à fond !»


Nous arrivons vers la fin de l’interview… Je vais alors te laisser le soin de terminer cette interview, avec le fameux mot de la fin ! Juste avant, je me permets de te remercier encore une fois pour ton accompagnement, ta présence, tes encouragements, et tout ce temps que tu m’accordes de jour en jour ! C’est un immense plaisir que d’avoir pu échanger avec toi aujourd’hui ! Aller, c’est à toi… Top chrono !

« Tout d’abord merci à toi pour ce petit entretien ainsi que ta disponibilité pour notre collaboration avec les demandes de photos pour l’ASA comme à titre perso. Et surtout merci d’être aux bords des spéciales ou des parcs fermés pour immortaliser les beaux moments que nous vivons dans notre passion commune ! Je profite de cet entretien pour remercier ma famille, ma chérie et mes amis qui me soutiennent dans ma passion aussi bien sur le bord des routes que pour l’organisation d’évènements qui me permettent de financer un peu ma saison ! Les pilotes qui m’accordent ou m’ont accordé leur confiance pour les copiloter… Tous les partenaires qui m’aident financièrement à réaliser des épreuves chaque année ! Et enfin je remercierai les personnes sans qui aucun rallye ne se ferait, les organisateurs, les directeurs de course et les commissaires qui prennent beaucoup de leur temps pour que les rallyes se passent au mieux ! À très vite sur un rallye ! »


Interview réalisée par MG - Objectif Rallye